Société

Carrefour: ACTIF vole au secours des candidats aux examens officiels

Ces dernières années en Haïti, les écoliers n’arrivent pas, malgré eux, à boucler en toute quiétude le programme scolaire élaboré par le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP). Cependant, les élèves de neuvième et de SIV auront à subir une épreuve officielle. L’insécurité régnant en maître des lieux, la fermeture de la plupart des écoles de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, la situation de déplacement forcé des milliers de familles, la fuite des professeurs compétents à l’étranger, les problèmes psychosociaux y afférents sont, entre autres, les causes majeures empêchant le bon fonctionnement des écoles dans le pays. Un état de fait ne jouant pas en faveur des élèves candidats aux examens officiels. Que faire? Consciente des difficultés auxquelles font face les élèves, l'organisation Action Communautaire de Transformation et d' Intégration Formelle (ACTIF) s'active. Elle organise gratuitement des cours de rattrapage en week-end à l'intention des élèves de 9e année et de NSIV à Carrefour dans le cadre d'un projet baptisé "Programme d'Accompagnement Pédagogique aux Élèves Candidats aux Examens Officiels". S'étendant sur une période de cinq mois, les séances débuteront le samedi 20 avril prochain à compter de 2h pm. Contacté par la rédaction de Kafounews, Abdias Louis, le coordonnateur du projet, s'exprime sur le bien-fondé de l'initiative. "Nous réalisons ce projet en vue d'offrir des cours aux élèves haïtien.ne.s en classes d'examen pour les aider à combler certaines lacunes causées par les interruptions dues aux crises", dit-il. Des cours qui auront lieu au Nouveau Collège le Bon Berger (NCBB) à Arcachon 34, précise-t-il.

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Chedlet Guilloux!

Je suis sur le sol africain, une grande première, à Libreville, invité à l’ENS pour un colloque international autour du thème : « Les savoirs ancestraux: transmission et sauvegarde ». Ma communication, appréciée des collègues de l’assistance, portait sur la présence africaine en Haïti et la manière dont les savoirs et valeurs ancestraux étaient systématiquement mis entre parenthèses au XIXe siècle en Haïti. Des moments qui peuvent me procurer une certaine joie de vivre : accomplir, par exemple, un acte d’intelligence qui élève. Je n’utilise internet qu’à l’hôtel pour rester connecté à mes proches. En entrant d’une excursion dans l’une des plus riches forêts d’Afrique où j’ai profité de me plonger dans une cascade pour me rafraîchir ce samedi 30 mars 2024, j’ouvre mon facebook. Ton image et une légende triste l’accompagne m’informant de quoi ta vie n’est plus le nom. Je ferme le téléphone. Je le rouvre. Information sérieuse, vérifiée sur des groupes d’étudiants et d’universitaires. Je me sens très mal, le moins que je puisse dire. J’ai eu peur pour ceux, aussi engagés que toi, qui respirent encore aujourd’hui dans le pays. Puis montent en moi les quelques traces de la BJL ( bibliothèque Justin Lhérisson) qui tiennent encore ma mémoire vive d’une époque d’école classique, où mon insouciance s’estompait déjà dans la construction de mes sensibilités du réel, de mon réel, de nos réels. Tu étais au Lycée Louis Joseph Janvier la promotion de mon cousin Mackenson Paul (1987-2023), décédé, si jeune comme toi, à seulement 35 ans en juin 2023. Il me le confiait lorsque tu disais un poème avec maestria sous les regards d’un public divers et varié, non sans la présence de l’incontournable Lesly Giordani, paix à sa généreuse âme. Je ne me souviens ni du titre, ni des mots, mais tout était beau; ça donnait du frisson; ça bousculait les passions et activait de nobles émotions. Tu étais applaudi dans la grande-petite sale de lecture, aménagée pour spectacle cet après midi d’une année dont l’exactitude m’échappe. Je devais être en troisième, et toi en rhétorique, je crois. J’écris ces mots à l’occasion de ton décès, et non de ta disparition parce que tu ne disparaîtras jamais, pour rappeler un moment spécifique que sans doute tu aurais pu oublier parce que je ne crois pas qu’elle ait eu la même importance pour nous deux. Tu étais étudiant à l’Enarts ou à l’ENS ou les deux, je ne savais pas ; et j’étais élève en rhétorique. Tu étais athée, je crois, ou ancien croyant ; et j’étais protestant, zélé. Tu étais passionné des grandes idées politiques et philosophiques, tu utilisais particulièrement le théâtre pour les incarner ; et moi je lisais des trucs de philo avant même d’atteindre ce niveau scolaire. Mon cœur était épris d’un amour fou pour les saintes écritures mais mon esprit se délectait aussi d’autres textes qui pouvaient l’élever vers d’autres univers, d’autres imaginaires.

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Kafounews forme des jeunes en rédaction journalistique à Carrefour

Venant de divers quartiers de la commune de Carrefour, ils sont quatorze (14) jeunes a avoir pris part à ces deux journées de formation. Dans une ambiance cordiale, où l’étonnement et la satisfaction s’affichaient sur le visage de chaque participant, Leblanc Wolf Blondy (Gabynho), éditeur dudit média, a priorisé une approche participative durant l’animation de l'atelier. Plusieurs participants nous ont fait part du niveau de la formation ainsi que de l’importance capitale d'une telle initiative. Réens Normilier HYPOLITE, étudiant à la Faculté des Sciences Humaines de l'Université d'État d'Haïti (FASCH-UEH) ne tarit pas d’éloges sur l'activité et surtout sur la méthode de l'animateur. "Jounalism se yon metye mwen renmen anpil. Men mwen pa t janm rive jwenn chans swiv yon kou osnon antre nan yon lekòl pou sa. Sa pa t anpeche m te toujou konn ap li atik ak divès lòt travay ki gen rapò ak domèn lan. Gras ak fòmasyon sila a, mwen jwenn chans aprann anpil bagay nan yon domèn mwen renmen. Anplis, metòd animatè a, te itilize a te bon anpil. Li fè nou aprann anpil bagay nan yon ti kras tan." Hyppolite n’est pas le seul à tenir des propos élogieux concernant l'atelier. Gamarra JEAN JACQUES, s'est dite satisfaite et remercie le staff pour la possiblité de stage offerte aux participants. "Avèk anpil gratitid m ap remèsye Kafounews pou bèl fòmasyon sila a. Gras ak yo mwen aprann anpil bagay. M ap pwofite remesye yo tou pou opòtinite staj yo ofri ak sila ki enterese entegre ekip la". Dans la même veine, Herton Jhonsky CADET, jeune carrefourois, licencié en comptabilité, s'exprime en ces mots: "Se te yon fòmasyon ki aprann mwen anpil bagay, menm pou lavi pratik mwen. Nan fòmasyon sila a mwen rive konble anpil feblès mwen te genyen nan kesyon ekriti jounalistik . Jodi a mwen konnen kèk metòd pou m pwodui yon brèv, repòtaj, pòtrè, elt. Mwen te renmen anbyans lan. Animatè a nan metòd pa li fè nou patisipe nou menm nan fomasyon tèt nou. Se yon eksperyans ki make mwen anpil » Nombreux sont aujourd’hui, les jeunes qui souhaitent pratiquer de façon professionnelle le métier de journalisme, pour des raisons diverses, certains n’ont pas pu, jusqu’ici, trouver l'occasion idoine pour matérialiser ce rêve. Cette formation organisée par Kafou News se révèle une opportunité en or que les participants ont attrapée au vol. Jameson Marcelin (Jamar) *Cette publication s'inscrit dans le cadre de la restitution de l'atelier d'écriture journalistique réalisé les 29 et 30 mars 2024.