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Ma mère est une femme forte

Ma mère, Je peux compter sur toi pour respirer si à chaque fois je n'ai pas de nez. Tu m'appelais ton petit citron mais dans tes lettres je ne suis jamais revenu. Ma mère est une femme forte, au point. Ma mère est un feu sans fumée. Il n’y aura pas assez de sucre au bout de mon stylo pour sucrer ce lait. De beaux mots qui reflètent votre beauté. Belle rime pour expliquer ta bonté. Vous trouverez l'amour dans chaque ligne qui est le secret de cette lettre. Mère qui m'a donné la vie, Je vous demande pardon pour les douleurs de l'accouchement. Je m'excuse pour toutes les fois où je t'ai mis en colère. Tu veux toujours du bien pour moi et c'est pourquoi tu me parles toujours. Tu me fais toujours plaisir avec un petit gratin à côté de ma nourriture, à chaque fois que tu me rases. Le poids que vous mettez sur votre dos pour me soulever le montre bien à n’importe quel athlète. Pour parler de vous et de toutes vos qualités fortes, je préférerais écrire une bibliothèque de lettres. Mon amour pour toi brûlera toujours jusqu'à ce que le soleil soit éternel. Je ne lui dis pas parce que je suis sur mesh si vous pensez que mon intention c'est la chaîne. Mais c'est mon inspiration qui se déchaîne, pour montrer comment je t'ai enchaîné. Mother est un discours de l’ONU qui implique toutes les nations. De toute façon, Mère ne cessera jamais d’exister dans tous nos cœurs. Je suis heureux car je sais que la joie coulera dans votre cœur lorsque vous tomberez sur cette lettre. Oui, je sais que tu seras heureux. Je sais que tu es fier de moi. Ma Mère? Je veux que tu souries parce que tu travailles pour ça. Le soir qui coule sur ton visage quand tu pleures pour que tu me donnes du pain. C'est cette même soirée qui m'a inspiré de vous écrire aujourd'hui. La nature vous doit du respect et vous ne lui devez pas d'argent car elle ne pourra jamais vous rembourser en tant que berceau de la création. Tu seras toujours de A à Z dans l'alphabet de ma vie. Et je ne serai jamais ton ABC. Je t'élèverai comme Jéricho et ta colonne ne tombera pas. Oui, ta mère est folle. Vos qualités de femme forte ont le goût du lait et du miel. Tu seras toujours une idole pour moi parce que tu es toujours fidèle à ta dignité. Face à toutes les difficultés, vous « tenez toujours bon ». Les hommes sont toujours en colère parce que le devant de leur pantalon n’est pas comme ça. Vous resterez immortel même si vous quittez cette terre. Parce que vous êtes immortel dans chaque esprit. Ta mère est mon anti-stress "comme il faut" Même si le tabac ne vous dérange pas. Tu resteras le plus grand philosophe qui existe car j'ai beaucoup appris de ton lycée humain. Ma mère est si bonne que même si vous avez de l’argent, vous ne pouvez pas acheter son honnêteté parce que c’est une héroïne. Je t'aime beaucoup. Pour cent fois que vous évitez le scandale. Un amour des cuillères courtes, des ceintures courtes et des paumes de sandales. Je t'aime parce que tout cela est pour que je puisse me relever. Et devant les gens, j’ai une raison de ne jamais plier. La nourriture de maman a meilleur goût que celle du voisin. C'est pour ça que je ne vais jamais chez les gens. Oui maman, je sais que ces petits mots vont te faire rire. Je ne manquerai pas l'occasion de parler de la façon dont vous m'avez gâté avec de l'eau de riz. Ma mère n'arrêtera pas de dire à quel point tu es unique. Quand on est en colère on se réconcilie avec un peu d'eau, de la viande et du pain. Tu étais obèse mais devant ma mère tu ne prendras pas de poids. C'est la femme qui me gâte en mangeant des petits haricots. C'est la cause de la mère et de l'enfant que rien dans ce monde ne pourra jamais égaler. Cette femme, oui, est une belle et bonne femme. C'est à cause de la mère et de l'enfant qui me rendent incapable d'attirer le charme des autres femmes. Il n’y aura pas assez de mots dans ma bouche pour couvrir vos oreilles. Mes paroles sont nobles mais pas assez dignes pour toucher même vos orteils. Je suis fier d'être sorti du ventre d'une femme comme toi. Je suis heureux parce que je t'ai comme ami. Je vous tends la main pour exprimer ma plus profonde gratitude pour votre soutien indéfectible pendant ces moments difficiles. Votre présence et vos encouragements ont été mes piliers de force. Vous avez toujours été là à bras ouverts et à l'écoute, m'apportant des conseils et un amour inconditionnel, ce qui m'a aidé à surmonter les défis avec résilience. Votre compassion et votre empathie ne sont pas passées inaperçues. Je suis éternellement reconnaissant pour tout ce que vous faites. Lors des récents défis, votre soutien a été une lueur d'espoir. Je ne saurais trop vous remercier pour les innombrables façons dont vous êtes resté à mes côtés. Malgré les adversités, votre confiance inébranlable en moi m'a permis de persévérer et d'en sortir plus fort. Votre sacrifice et votre amour ont été les pierres angulaires de mon rétablissement. Tu es le phare de ma vie. Votre force et votre compassion inébranlables ont sculpté la personne que je suis aujourd’hui. Votre vie exemplaire, remplie de bienveillance et de résilience, m'inspire continuellement. Chaque jour, je m'efforce d'imiter votre grâce et votre sagesse. Les sacrifices que vous avez consentis et l'amour que vous m'avez témoigné sont les trésors que je tiens près de mon cœur. Il est impossible d'exprimer ma gratitude pour la profonde influence que vous avez eue sur ma vie. En tant que modèle, vous m'avez beaucoup appris. Grâce à vos actions et à vos conseils, vous m'avez montré l'essence même de l'intégrité, du courage et de la gentillesse. Je suis éternellement reconnaissant pour les leçons inestimables et le soutien indéfectible. Tu es mon étoile directrice, maintenant et pour toujours. Votre soutien et votre amour indéfectibles ont été les pierres angulaires de ma vie. Votre présence me rappelle constamment que je ne suis jamais seul, quel que soit le défi auquel je suis confronté. À travers les hauts et les bas, votre confiance en moi a été une source de force qui me permet d'être le meilleur de moi-même. Je suis profondément reconnaissant pour chaque sacrifice, chaque leçon et chaque moment d’encouragement. J'écris cette note avec un cœur plein de gratitude. À chaque étape de mon voyage, vous avez été là avec votre amour illimité et votre soutien éternel. Votre sagesse et votre résilience m'ont inspiré d'une manière que vous ne saurez peut-être jamais pleinement. Pour chaque acte altruiste et prière silencieuse, je suis éternellement reconnaissant. Les mots me manquent souvent lorsque j'essaie d'exprimer ma gratitude pour tous les sacrifices que vous avez faits. Votre amour inébranlable et votre soutien sans fin ont fait de moi ce que je suis aujourd'hui. Merci pour les nuits blanches, les leçons de vie et l'amour inconditionnel. Votre force et votre dévouement ne passent jamais inaperçus. Je suis éternellement reconnaissant pour chaque sacrifice, grand et petit, que vous avez fait pour notre famille. Je ne saurais trop vous remercier pour la sagesse que vous avez partagée avec moi récemment. Vos conseils n’ont pas seulement été utiles : ils ont été le phare dont j’avais besoin pour relever mes défis actuels. Cela ne cesse de m'étonner de voir comment vous parvenez à trouver les mots parfaits pour me réconforter et me guider. Votre sagacité et votre amour sont les points d’ancrage de ma vie. Avec un cœur plein de gratitude, je vous remercie d'être ma confidente et ma conseillère. Vos conseils sont inestimables. Je voulais prendre un moment pour exprimer ma plus profonde gratitude pour les conseils que vous m'avez donnés récemment. Vos paroles étaient non seulement sages, mais elles sont arrivées au moment idéal, me guidant à travers une situation difficile avec clarté et grâce. Vos expériences et vos idées sont des cadeaux que je chéris et qui me guident continuellement dans la bonne direction. Je suis vraiment béni d’avoir votre sagesse qui éclaire mon chemin. Je voulais prendre un moment pour exprimer ma sincère gratitude pour la patience et la compréhension sans fin que vous m'avez montrées. Votre soutien indéfectible a été mon ancre à travers les mers tumultueuses de la vie. Vous avez toujours fait passer mes rêves avant les vôtres, offrant votre aide sans hésitation. Votre esprit bienveillant a été ma plus grande bénédiction. Pour tout l'amour, les encouragements et les sacrifices, merci. Vous êtes mon héros et je vous en serai éternellement reconnaissant. J' exprimais ma gratitude à ma mère par le biais d'une lettre de remerciements est une merveilleuse façon de renforcer votre lien et de la faire se sentir chérie et aimée. Inspirez-vous des divers exemples de cet article pour rédiger un message sincère qui communique votre gratitude de manière significative. " je t'aime maman" à travers ce challenge. Rincher Jefferson Delassaint

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Tu es sublime, maman!

Chère Moon, Je t’aime. Je ne saurais commencer cette lettre par une phrase autre que celle-là. Cette phrase que je traduis parfois avec les petites tapes que je t’administre aux fesses ou par ces pincements sur ta peau; cette phrase que je n’arrive pas à te dire à haute voix sans pouffer. Il n’y a pas d’amour plus fort que celui qui lie une fille à sa mère, et une mère à sa fille, et ce, peu importe qu’elles soient démonstratives ou non. On est proche de la fête des mères, et je ne voulais pas que ce jour passe inaperçu ou que je me contente de te faire un cadeau qui, peut-être au bout de l’année, se fanera. Je préfère opter pour ce que j’aime mieux faire : écrire. Utiliser les mots pour te dire ce que je ne te dis qu’à demi jusqu’à maintenant et peut-être même indirectement. Cette lettre, elle est bien pour toi, m’ man ; peu importe si quelqu’un d’autre la lit, c’est toi qui me l’a inspirée : chaque mot, chaque phrase, chaque pensée. Je t’écris ces mots afin qu’ils puissent résonner longtemps dans ton cœur comme une mélodieuse antienne d’amour, de reconnaissance et d’admiration pour cette maman merveilleuse, joviale, amusante et belle que tu es. J’espère qu’ils resteront gravés à jamais sur ton cœur, et si jamais, un jour, tu oublies une de ces paroles, tu pourras toujours te replonger dans les lignes de cette lettre pour te rappeler à quel point tu es aimante et aimée. Je t’imagine déjà en train de lire cette lettre. C’est pour cette raison que je t’invite à prendre cette chaise basse que tu adules tant et t’asseoir, car comme tu le sais, ta fille est un vrai moulin à mots quand il s’agit d’écrire. Et, même si je réunissais tous les mots connus et inventais de nouveaux, même si j’écrivais jusqu’à ne plus sentir mes doigts et à épuiser toutes les touches de mon clavier, je ne pourrais conter toute ta splendeur et encore moins te dire tout ce que je ressens pour toi. D’ailleurs, quand il s’agit de toi, les mots perdent leurs sens, d’un coup ils deviennent vides. Toutefois, je ne peux rester indifférente et ne pas essayer de traduire mes sentiments à ton égard à travers des sons qui pourront résonner dans ton cœur et te bercer de cet immense amour que je te porte quand tu liras cette lettre. Comment ne pas remercier la Providence de m’avoir autant bénie en m’allouant une maman aussi belle, aussi féminine et charmante ; une maman forte, dévouée et pieuse ? Plus qu’une simple maman, tu as été la meilleure amie que je n’ai jamais eu, ma voisine préférée, ma concurrente en voix et en élégance par laquelle je ne me sens nullement menacée (Lol). Pour paraphraser D-fi, si on me demandait pourquoi je suis une princesse, je répondrais parce que ma mère est une reine. Une maman-reine, une reine-maman, une reine quand-même. Tu es la personne humaine la plus merveilleuse que je connaisse. Ton âme aussi pure que lin n’incarne que sagesse, amour et fidélité. À mes yeux, tu es l’incarnation même de Dieu sur Terre. Tu es sublime, merveilleuse et tellement élégante. Je suis extasiée de pouvoir dire que je tiens de toi, et pas qu’un peu. Je t’admire doublement : tu matérialises la définition parfaite d’une femme : belle, élégante, dépendante, ferme, sensible, douce, habile, aimante et tu es une épouse et une maman hors norme. Ton courage n’a d’égal que cette aura divine que tu dégages. Ta joie de vivre, ta spontanéité ; le fait que tu sois une femme complète et accomplie en ayant gardé ton âme d’enfant, ta foi en Dieu et aux bonnes choses de cette vie ne font que compléter la femme extraordinaire que tu es. Tu es un modèle de courage, de persévérance, de patience et je suis fière de tout ce que tu as accompli en tant que femme, mère et épouse. Tu es la preuve que l’on peut être une femme forte et épanouie en étant mère et rester éternellement jeune simplement en créant une atmosphère de joie pour son âme, et ceci, que l’on soit accompagnés ou seuls. Tant de belles leçons que tu m’as apprises au cours de ma vie, et je te suis tellement reconnaissante de m’avoir insufflé ces valeurs et cette façon d’être. Tu es belle sans être prétentieuse ; tu apprécies ta personne et tes efforts sans être narcissique ; et tu restes une maman attentive et douce au temps des orages comme au temps de beau soleil pour maintenir l’équilibre émotionnelle de tes enfants. Tu fais notre bonheur passé avant le tien. Tu nous écoutes et nous conseille tout en nous laissant prendre nos propres décisions et suivre nos propres chemins sans nous forcer à cheminer dans la voie que tu aurais voulue pour nous. Tu es ce phare dans nos nuits torrentueuses, cette bouée de sauvetage dans nos océans tumultueux et cette voix intérieure rassurante qui nous guide dans les incertitudes de nos existences. Tu es mon dieu, mon salut et ma forteresse. Quand tu es là, instantanément, les tempêtes de ma vie se calment, mes larmes se tarissent et mon âme se requinque. Comment ne pas être en admiration devant tant de bonté, de beauté et d’amour ? Mom, je ne t’ai l’ai peut-être jamais dit, mais je veux que tu saches que sur Terre, tu es la femme que j’admire le plus et ceci, à tous les niveaux. Je sais que l’on n’est pas toujours sur la même longueur d’onde et étonnement, cela vient du fait que nous partageons la plupart de nos traits caractéristiques. Mais, qu’est-ce qu’on s’amuse et qu’est-ce qu’on s’aime aux travers de nos différends et de nos ressemblances ! M’man, je t’aime autant que tu m’aimes même si on ne se l’avoue pas souvent avec des mots. De toute façon, aimer, ce n’est pas le dire avant tout, mais le prouver. Et, c’est ce qu’on fait, à notre manière, tous les jours que Dieu fait. Ma très chère angesse gardienne, je te remercie pour tes prières qui ne cessent de me porter au-delà des vicissitudes de cette vie. Ma tendre infirmière, merci pour ta main douce sur mon corps endolori et ta présence réconfortante, avec le pouvoir de chasser mes plus sombres démons. Merci de partager ma vie et d’être cette âme enchantée qui accueille la mienne qu’elle soit joyeuse ou triste. Comme tu le dis toujours, plus dans le but de te flatter que tout autre chose, mais c’est aussi une vérité indéniable : il suffit que je te respire pour revenir à la vie et ça, même en étant au fond du gouffre. Je t’aime, je t’aime et je t’aime. C’est un bien trop courte phrase pour te dire tous les sentiments qui m’animes quand il s’agit de toi, pour te louanger tout ce que tu m’inspires en tant que femme avant tout, en tant que maman et en tant qu’épouse. Même ces 1 500 mots feraient une bien piètre lettre pour te dire à quel point je te vénère, je t’aime et je t’admire. Tu m’es vraiment tout, toi. Et, je te dois tout : ma vie, ma personnalité, ma beauté de femme, mon élégance. J’aime tellement savoir que je te ressemble intérieurement et aussi un peu extérieurement. Pour une raison ou pour une autre, s’exprimer ainsi à vive voix n’est pas toujours facile à moins d’écrire le discours. Et même là, la partie ne serait pas gagner. Tu sais que j’ai les larmes faciles, je ne pourrais même pas te lire tout ça sans avoir la voix cassée et les yeux noyés de larmes de reconnaissance, d’admiration et de respect. Toutefois, je sais que tu sais à quel point tu comptes pour moi et que je te veux dans ma vie. Cette lettre n’est qu’une infime partie de tout ce qu’il y a à dire sur toi, mais je tenais à te rappeler, en partie, la maman extraordinaire que tu es et tout ce que tu m’inspires en tant que Femme - quoiqu’en étant une femme très sûre de toi, je sais que tu ne t’en doutes pas, mais je voulais quand-même te le dire ne serait-ce qu’à travers ces quelques mots. Ma très chère Moon, je n’ai qu’une prière : que nos vies soient longues et prospères afin que l’on continue à être cette cocotte et ce figaro coulant doucement dans ce lien de bonheur et de félicité que l’on s’est construites tout au long de notre passage sur cette planète. Et, si nous devions avoir une autre vie après celle-ci, l’Univers n’aurait nul autre choix que de nous redonner le même statut : mère-fille. Cette fois, qui sait, peut-être que les rôles seront inversés. Mais, peu importe, que je continue à être ta fille dans les autres vies ou que tu deviennes ma fille, ça reviendrait au même.( Imagine que je sois ta mère rien qu’un instant, Mom. Tu me rendrais folle pour de bon, cette fois.) Mais bon, peu importe qui serait qui, l’important est que notre lien indéfectible perdure à jamais, sur Terre ou sur d’autres planètes, ici-bas et au-delà, jusqu’à l’Éternité. Pour reprendre Zaho, tu es ma Lune et je ne vois que toi. Je t’aime, Mom ! Ta fille-amie-voisine qui t’aime infiniment... Senn

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Une lettre à ma mère

Entre le chant du crépuscule et le refrain que ta main vole constamment au soleil, et ce sourire qui circule sur ton portrait, et cette voix pour apporter une valse à mes peurs comme jadis, j’ai longtemps cherché. J’ai longtemps cherché qui pourrait écrire mieux qu’un crayon. Parce que, au départ, je n’avais nulle envie de t’aimer à la mine. Et puis je me suis souvenu que la plus belle saison, celle que tu adores plus que toutes les autres, c’est l’enfance. Et quoi de mieux qu’un crayon pour pointer du doigt les années où l’on ne doute pas, ces années où l’on ne se soucie pas. Ces années où l’on fait comme si la vie était une rue juteuse qui s’étendrait à perte de vue. Alors ne m’en veux pas trop s’il y a quelques tâtonnements dans ces lignes. Quelques-uns sont mis exprès pour me rappeler. Me rappeler les indécisions, les pas manqués, et les choses, et les personnes que j’ai laissé partir, parce que je n’ai pas osé pendant une seconde, l’espace d’un claquement de doigts, l’espace d’un clapotis de bruit sec, l’espace d’un écho qui court tel un son qui se jette dans une cloche, l’espace d’un espace laissé entre parenthèse, court comme un jour de l’an qui passe vite. Mais la majorité de ces tâtonnements sont vrais, innocents, comme l’enfant que j’étais quand tout dépendait de toi. Quand tu prenais l’habitude de réveiller l’aube pour apporter à la rue le dernier pli que la nuit laissait sur ton visage et que tu donnais au jour la sueur de ton front. Ces jours où nous comptions tous sur toi pour freiner les dérives que les heures sans pains dessinaient. Ah ! L’enfance. Cette partie de la vie qui circule dans la peau de tout homme. Je pense que l’enfance c’est la partie qu’on aime chez tout le monde. Pure. Sans péché. Immature. Ignorant toute chose et faisant du monde un bel endroit comme on dit. Je crois que tu t’obstines à garder en moi cette partie de la vie parce que tu veux que je sois toujours parfait, sans tache et innocent. Je me rappelle ce jour où je t’ai rencontré. Un jour sans âge (le jour n’en avait pas, moi non plus). Et je ne savais pas que tu allais devenir un si grand soleil. Ici les jours ne font pas de cadeau. Je l’ai appris par la fleur si belle qui se fane au bout de la route, par le sang qui repeint tous les murs de sa couleur baladeuse, par la nuit pendue aux lèvres portant des sanglots vides et des soubresauts lynchés à chaque coin de rue pour trafiquer les frissons de l’abeille et de son miel au petit matin. Et tu étais toujours là pour m’apporter cette lueur au creux de ta main solide et douce à la fois. Si je me blessais, tu avais mal avant moi. Toujours là à aimer, je ne saurais jamais comment tu fais ça. J’écris souvent. J’écris des colères. J’écris des rages. Parfois j’écris la peur. La peur de ne plus pouvoir habiter longtemps les énigmes qui font figure d’ombre pour précéder à la nuit. Ces énigmes qui nous tiennent debout. Ou bien la peur de les habiter en vain. Sans résultats valides. Parce qu’après, nous devrons tous partir. Partir pour nulle part. Qui nous dira alors si on avait fait les bons choix? Si on avait emprunté le chemin parfait? Si on avait mis nos pas là où il le fallait? Si on avait habité un rêve qui a la vie assez dure pour germer? Les fourmis peut-être? J’entends toujours ma tante qui dit lè m mouri foumi a ban m nouvèl ou. Moi je ne fais pas trop confiance aux fourmis. En faite je ne les fais pas confiance du tout. Il y a ceux qui sont noires. On dit qu’elles sont folles aussi. Qui confierait un message à un homme fou ? Et en plus ce n’est même pas un homme, c’est une fourmi. Il faut être malade pour faire confiance à une fourmi folle. Et il y a les fourmis rouges. Foumi pikan comme tu les appelles. Elles sont violentes et elles piquent. Je ne peux pas donner à une fourmi rouge un message à apporter à un mort. Ce serait mettre en danger la vie de ce dernier. Mourir une fois est déjà compliqué. J’écris aussi l’enfance. Et quelques fois, que dis-je, souvent, j’écris l’amour. Oui, tu m’as appris à aimer partout. Même dans un poème. Même dans une lettre que tu ne liras peut-être pas. Et tu m’as appris à aimer sans retenu. Te souviens-tu du jour où tu as rencontré S? Ce jour là j’ai su que tu ne retiens pas en amour. Tu as même dis que c’était la femme que Dieu m’avait réservé. Et, comme pour confirmer l’aspect divin de la chose, toute la famille l’avait aimée au premier regard. Même le vieux grincheux. Tu sais parfaitement de qui je parle. Il t’a aimée lui, et il sait qu’il ne faudrait jamais qu’il aime comme toi tu aimes. S’il n’y avait pas le paternel, pour m’apprendre à aimer autrement, je serais un fou, au sens littéral du terme, puisque je suis déjà fou. Qui n’est pas fou ne vit pas. Y a quelques mois de cela je suis tombé amoureux d’une fille qui m’a appris comment être fou. Elle est parfaite. Tu l’aimerais sûrement. Elle m’a appris à être fou. Et c’était bien. Aimer comme toi c’est aimer sans comprendre. C’est aimer avec cette piqûre de folie. Et c’est prier pour la personne qu’on aime. Sacrée toi qui ne fais rien sans le bon Dieu. Alors oui j’écris l’amour. L’amour des gens qui pensent aimer. L'amour des gens qui aiment vraiment mais ne savent pas qu’ils aiment vraiment, ou qui ne montrent pas qu’ils aiment vraiment. Ils sont comme moi ces gens là. Tu le sais. Je parle de ce qui ne montre pas qu’ils aiment vraiment. On me dit souvent qu’il faut que je dise aux gens que je les aime avant qu’ils partent. Avant qu’ils n’aient plus le droit de partager avec nous le départ du soleil et la fraîcheur des branches de la nuit. Mais je ne peux pas. Pourtant j’écris l’amour. Oui, l’amour est constamment dans mes doigts. L’amour me grignote les ongles page après page. Et pourtant dire je t’aime est un supplice. Les mots deviennent subitement insaisissables, inaccessibles. Peut-être que c’est parce que c’est comme ça qu’on aime vraiment, en silence, sans faire de bruit, sans dire un mot. Peut-être que souvent, très souvent, on aime faux avec les mots. La vie est une maladie qui nous fonce droit dessus et nous force à hurler, à faire des choses, à bricoler des pas pour mettre nos bottes et à tricoter des dieux pour croire et devenir fidèle à la chanson du jour jusqu'à ce que le refrain perde pied entraînant sa silhouette et nous avec elle. Et tu as hurlé à ma place, tu as bricolé des rues et des boulevards pour me faire marcher. Et ces dieux que tu as eus comme lieutenants. Ecrire c’est aller au bout de soi même et faire parler l’inconnu quand on a hébergé celui-ci trop longtemps. C’est sortir de sa peau pour se questionner, c’est se révolter, se battre. Oui, écrire est un acte de guerre. N’écrit-on pas toujours dangereusement? Et toi, tu m’as toujours cru capable d’écraser tout le monde avec une plume. Pourtant la violence n’est pas ton point fort. Tu me traite toujours d’avocat raté. J’aime poser des questions, et toi de me dire se pa timoun ou ye comme pour me rappeler d’être toujours l’enfant que tu as mis sur cette terre un jour qui n’était pas censé être celui des vivants. En bonne chrétienne devant l’éternel, ta parole est oui et amen. W ap sanble jezi nan tout sans, fòk ou ta chita adwat papa a wi, oubyen a dwat moun ki adwat li a. Le monde est si grand et j’ai la chance de le parcourir dans tes yeux. Il y a presque trente ans, je n’avais pas prévu d’être un homme aujourd’hui. Mais tu en as décidé autrement. Habiter le monde est une chose. Faire habiter le monde c’est une autre chose. Et toi, tu as si bien fais les deux. Merci. Il faudrait que tu comprennes que cette lettre n’en est pas une. Ce n’est même pas un poème. Nul poème ne pourrait te donner portrait. Cette lettre est un chemin que je n’ai jamais su comment emprunté avant ces phrases. C’est un élan comme celui qui porte à regarder le soleil, juste pour que ne vive que ta peau et ses rayons. Rien d’autre. Je te dirais bien que je t’aime mais ma main tremblerait trop et j’aurais alors besoin d’une autre feuille pour recommencer. Ici on ne dit pas ‘’je t’aime’’. Alors je ne le dirai pas. Mais tu sais mieux que moi. Tu sais mieux que moi que j’encaisse car il faut encaisser. Tu sais que je dis rarement ce que je ressens. J’ai une amie qui me dit tout le temps: “tu es un livre fermé, scellé même”. L’autre jour, elle m’a même fait comprendre que même ouvert je suis fermé, avec une illustration qui m’a fait rire. Et pourtant je suis tellement bavard par moment tu le sais. Il faut ressentir pour soi quand on vit. Quand on vit comme moi. Quand on vit à mort. Alors j’encaisse. J’encaisse ce que je ressens. Et je ressens ce que j’encaisse. Et toi tu es dans tout ça. Tu es là à donner ton nom à la fleur. Tu es là à donner ton corps à l’aube. Et toutes les deux, elles seront toujours en état de grâce. Toujours. Desir Jean David

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Merci d'être toi, maman!

Ma Chère maman Il m'est bien difficile de décrire ce que je ressens pour toi, mais je décide, aujourd’hui, de t'écrire ces quelques mots qui viennent du plus profond de mon cœur. Dans ces quelques lignes, je veux te dire combien je t'aime, combien tu es importante pour moi et combien je suis reconnaissante de t’avoir comme mère. Depuis ma naissance, tu as toujours été là pour moi. Je me souviens de toutes ces nuits où tu restais à mes côtés pour me bercer et me consoler lorsque j'avais peur du noir. Tu étais là pour me soigner lorsque j’étais malade. Tu as pris soin de moi. Tu m'as assistée lors de mes premiers pas. Tu as joué ton rôle de mère à la perfection; en m’aidant à faire mes devoirs, en me préparant, de délicieux repas et en m'aimant inconditionnellement. Tu as toujours été présente sans jamais te plaindre, sans jamais demander quoi que ce soit en retour. Tu as été mon roc, ma source de réconfort, mon modèle et mon pilier. Tu as veillé sur moi, tu m'as protégée, tu m'as consolée dans les moments difficiles et tu m'as encouragée dans mes réussites. Tu as toujours été ma plus grande supportrice. Tu as sacrifié tant de choses pour moi; tu as donné tant d’amour, tant de temps, tant d’énergie. Tu as mis de côté tes propres rêves et aspirations afin de me permettre de réaliser les miens. Tu as négligé tes propres besoins et désirs pour t'assurer que j'avais tout ce dont j'avais besoin pour être heureuse et en sécurité. Tu as travaillé dur, souvent au détriment de ta santé et de ton bien-être, pour m’offrir une vie meilleure. Tu as toujours été près de moi dans les bons comme dans les mauvais moments, dans les joies et les peines. Tu as été ma première éducatrice, ma première enseignante, ma première amie. Tu m’as appris tant de choses, m’as transmis tant de valeurs. Tu m’as guidée sur le chemin de la vie. Tu m’as montré ce qu'étaient l’amour, la générosité et la bienveillance. Tu m’as donné les outils pour affronter les défis, surmonter les obstacles, grandir et m’épanouir. Tu ne m'as jamais rabaissée, ni sous-estimée. Tu as veillé sans relâche à ce que je sois respectée et respectueuse. Tu as toujours su trouver les mots justes pour me réconforter, me redonner espoir quand tout semble perdu, me soutenir et m'encourager à poursuivre mes rêves. Tu as fait preuve d'une force et d'une détermination incroyables, surmontant les obstacles et les difficultés avec courage et dignité. Tu es la personne la plus généreuse, la plus aimante et la plus attentionnée que je connaisse. Tu es une femme exceptionnelle, une mère extraordinaire, une personne d’une gentillesse rare, mais aussi d’une sévérité incontestable. Tu es celle qui m'a donné la vie, qui sait me comprendre ; celle qui m'a élevée avec tant d'amour et de dévouement et qui a fait de moi la personne que je suis aujourd'hui. Sans toi, je ne serais pas aussi déterminée, aussi aimante. C'est pourquoi je suis si fière de toi. Grâce à toi, je sais que je peux tout surmonter, je suis capable de tout accomplir et je peux être qui je veux. J’ai confiance en moi. Tu m'as toujours appris à être authentique. Je sais que je peux réaliser mes rêves, être heureuse. Tu m'as appris à suivre ma propre voie, à voler de mes propres ailes. Tu me rappelles chaque jour que je suis aimée, que je suis importante. Tu m'as toujours appréciée à ma juste valeur. Aujourd’hui, je veux te dire merci. Merci pour ton amour inconditionnel, ta patience infinie et ta bienveillance sans limite. Merci pour ta présence constante, ton soutien indéfectible et ta force inébranlable. Merci d'avoir cru en moi, en mes rêves et mes capacités. Merci pour tout ce que tu es pour moi et pour tout ce que tu as sacrifié pour moi. Je sais que parfois je peux être difficile, je peux te causer du souci ou même te décevoir. Mais sache que je fais de mon mieux, que je veux te rendre fière de moi et te montrer à quel point je suis reconnaissante de pouvoir toujours compter sur toi. Je suis si heureuse de t'avoir dans ma vie. Maman tu es mon soleil, ma lune, mes étoiles. Tu es la lumière qui guide mes pas, la force qui me pousse à avancer, la douceur qui apaise mes peurs. Tu es mon repère, mon héroïne, mon exemple. Tu es ma force, mon soutien, mon refuge. Tu es mon exutoire, ma forteresse, ma fierté. Tu es un cadeau précieux, un trésor inestimable, un joyau rare. Je t'aime maman. Quatre petits mots qui portent en eux tant de significations, tant d'émotions, tant de promesses. Ces mots résonnent dans mon cœur comme une mélodie douce, apaisante et enivrante. C'est une interprétation de mon amour sincère et profond, qui me rappelle à quel point notre lien mère-fille est précieux et unique. Je t'aime, c'est bien plus qu'une simple déclaration. C'est un engagement, une promesse, un lien indéfectible qui nous unit. C'est la certitude que quoi qu'il arrive, quoi que la vie nous réserve, je serai à tes côtés maman. Je t'aime, c'est un sentiment profond et intense qui me submerge à chaque fois que je pense à toi, à chaque fois que je réalise la chance que j'ai de t'avoir comme mère. Un sentiment que je nourris et entretiens avec douceur. C'est une force qui me pousse à me dépasser, à donner le meilleur de moi-même. Je t'aime, c'est une évidence que je ressens au plus profond de mon être, au plus profond de mon âme. C'est aussi un cadeau que je chéris chaque jour, que je protège jalousement; le cadeau d’avoir une mère aussi merveilleuse que toi. Je t'aime, c'est tout cela et tellement plus encore. C'est un sentiment indescriptible, un bonheur ineffable, qui dépasse toutes les limites, toutes les barrières. C'est un amour infini, éternel, qui grandit chaque instant un peu plus, qui se renforce à chaque épreuve, qui résiste à toutes les tempêtes. Je t'aime pour ta vigueur, ta détermination, ta capacité à affronter les adversités avec courage et résilience. Ta force intérieure me donne confiance en l'avenir. Et je sais que tant que tu seras là maman, je pourrai surmonter tous les obstacles qui se dresseront sur mon chemin. Je t'aime pour toutes les petites attentions que tu as envers moi ; pour ta douceur, ta sagesse, ta bienveillance. Tu es un rayon de soleil dans ma vie, une source de joie et de bonheur. Ta gentillesse et ta compassion me touchent profondément. Et je me sens privilégiée d'être ton unique fille. Je t'aime pour tous ces petits moments de bonheur que nous partageons ensemble, pour les fous rires, les discussions passionnées, les câlins tendres. Chaque instant passé à tes côtés est un trésor que je chéris et que je garde précieusement dans mon cœur. Je t'aime pour ta beauté, tant intérieure qu'extérieure. Ton sourire illumine mes journées, ta voix douce et apaisante me berce. Tu es la plus belle des étoiles dans mon ciel, celle qui éclaire ma vie de mille feux. Je suis ta plus grande admiratrice. Je t'aime, je le dirai encore et encore. Je le crierai sur tous les toits, car tu es la plus belle des évidences, la plus précieuse des perles. Je t'aime et je te prouverai chaque jour que c'est la plus belle chose qui me soit jamais arrivée. Car ton amour est ma plus grande richesse, ma plus grande joie. Je t’aime tellement que les mots ne pourraient jamais l’exprimer, les gestes ne pourraient jamais le montrer. Tu es au centre de mes pensées, je pense à toi chaque jour. Je t'admire énormément. Tu m’es très importante. Tu comptes énormément pour moi et tu as beaucoup d'impact sur ma vie. Je t'aime plus que tout au monde maman. Ni la profondeur des océans, ni l'étendue des cieux ne peuvent égaler mon amour pour toi. Je t'aime si fort que je n'arrive pas à imaginer ma vie sans toi. Je sais que je ne pourrai jamais te rendre tout ce que tu as fait pour moi, mais je ferai de mon mieux pour te combler. La vie n'est pas toujours facile, je le sais. Il y aura des épreuves et des obstacles qui pourront sembler insurmontables. Mais je te promets d’être toujours là pour toi. Je te soutiendrai en toutes circonstances. Je serai ton alliée, ta confidente, ton amie. Dans les moments difficiles, je serai ton rocher, ta lumière, ton réconfort. Dans les moments de joies, je me rejouirai avec toi. Je m'engage à t'aimer, te choyer comme tu le mérites et te traiter comme la reine que tu es, comme ma reine. Et je prie Dieu tous les jours de t'accorder la longévité, ainsi je pourrai tenir toutes mes promesses envers toi. Tu es ma raison de vivre, mon amour éternel mon tout. Merci d’être toi, Merci d'être ma maman. Je t’aime de tout mon cœur, de tout mon être de tout mon âme, pour toujours et à jamais. Avec tout mon amour et ma gratitude infinie, ta fille qui t'aime plus que tout. Sheïka PAULYNIS

Concours

Lettre mouillée à une mère partie trop tôt

Cela fait des années que j'écris, mais même si tu as toujours été la plaque tournante de mes œuvres, le sine qua non de mes projets littéraires, je n'ai jamais pris le temps de t'adresser quelques mots. Peut-être parce que j'avais peur que d'une quelconque manière tu puisses me répondre ou plutôt, je ne savais pas quoi te dire. Alors aujourd'hui, bravant ma peur et voulant te parler en toute franchise, je décide de t'écrire. Je veux commencer pas te dire que toutes ces années sans toi je les ai vécues avec toi et pour toi. J'ignore où tu peux bien être en ce moment : au paradis, en enfer ou pire encore zombifiée et réduite en esclavage quelque part ici bas. Je me force de croire que ce soit le premier, s'il existe vraiment. De toute façon, ton âme est là, quelque part. Il m'arrive de sentir cette présence salvatrice et surhumaine que dégagent les esprits qui nous protègent et qui nous aiment. Je sais que c'est toi, maman. Maman, quand tu es partie j'étais trop jeune pour comprendre ce que signifiait la mort. Je n'avais que neuf ans. J'étais trop jeune pour comprendre que tu n'étais pas morte mais moi oui. Je ne pouvais pas comprendre que je devais désormais marcher sans guide au milieu des ténèbres et des forêts sauvages, à la merci des animaux féroces, des intempéries etc. Je ne pouvais pas comprendre que l'amour, l'affection et la présence d'une mère étaient aussi importants pour réussir dans la vie. Non, j'étais tellement naïf. J'étais impuissant certes, mais la vie n'y est pas aller de main morte avec moi. Maman, tu sais, les coutumes n'ont pas changé et très bientôt ce sera la fête des mères. Te rappelles-tu de comment c'était, toi qui a toujours eu une mère? (grand-mère est morte une année avant toi). Les fleurs. Les chansons. La messe du dimanche. Les fêtes après la messe etc. Et bien moi, je n'ai jamais connu tout cet emoi, tout ce bonheur. Jusqu'à mes neuf ans tu n'étais jamais là et puis il n'y avait pas encore le téléphone. Moi, tout ce que j'ai toujours connu, c'était les fleurs noirs, les pleures et les sanglots loin des regards indiscrets, et la tristesse qui me rongeait... Tu sais, je t'ai toujours aimé. Et malgré tout, je sais que tu m'aimais encore plus. Sauf que toi, tu avais eu assez de temps et suffisamment de moyens pour me le prouver. Tu pouvais marquer ma vie à jamais. Tu pouvais me laisser de beaux souvenirs. Mais, cela m'attriste et m'arrache des larmes de savoir que tu n'as rien fait pour cela. Pour moi tu étais une étrangère. Tu me rendais visite une ou deux fois par an. Des visites d'une journée ou deux... Alors que moi j'avais besoin d'amour, d'amour maternel. Je n'ai pas eu la chance de te dire je t'aime ou te le montrer. Tu es partie bien trot tôt. Et toi, tu me l'as jamais dit. Et si tu me l'as dit je n'ai aucun souvenir de ce moment, qui devrait être mémorable. Je me rappelle avoir écrit une poésie pour toi. Mais ce n'était pas un poème d'amour. C'était un poème mélancolique qui avait pour titre "à l'âme de maman". J'aimerais pouvoir écrire un livre, du moins un chapitre dans un livre, pour parler d'amour, d'amour mère-fils. Tu me manques. Non, il me manque tout ce que je n'ai pas eu de toi, de vivre avec toi. Il me manque tout ce temps perdu. Tout ce temps que nous aurions pu passer ensemble, que nous devions passer ensemble... Tout me manque maintenant, de toi. Des choses simples, banales comme une conversation téléphonique, un sourire, une tape, un petit juron... Pardonne-moi si je te dis tes quatres vérités. C'est ma façon de te montrer tout le catastrophe que ce manque d'amour maternel aurait pu causer en moi ou a peut-être causé en moi. Je ne te reproche pas de ne pas m'avoir aimer. Au contraire, tu m'aimais, j'en suis convaincu. Il y a mille façons d'aimer et de le témoigner. Mais ce qui importe c'est que l'autre puisse comprendre... Toutes ces années, je n'ai jamais su comment te pardonner. Oui, quand je pleure, je pleure plus de ce que tu pouvais faire, en neuf années d'existence et que tu n'as pas fait obnubilée par ta petite vie à toi et les gens qui t'entouraient sans penser à cet petit enfant qui t'a fait mère. Je pleure la maman que tu devais être plus que celle que tu aurais été. Ceci, malgré tout, est une lettre d'amour. Le temps et ta disparition n'ont fait qu'arroser mon parcelle sur laquelle tu pousses. Tu étais une fois l'arbre qui me portait fruit. Pourtant maintenant je suis la terre sur laquelle tu pousses. Tu vis en moi (je crois que c'est le seul endroit où tu vis encore après toutes ces années. Le monde a fini par t'oublier. J'espère qu'elle m'aide à te garder encore en vie, ta fille adorée) comme j'ai vécu un peu en toi, jadis. J'ai vu tes photos. Elles sont magnifiques. Tu étais jolie, on me l'a toujours dit et jusqu'à présent tout ceux qui ont pu les voir t'adorent. Et moi, bien sûr, je suis heureux mais ne dis rien. Mais tout cela serait féerique si je pouvais me contempler poser avec toi, en famille, toi, ta fille et ton fils (moi). C'aurait été mon précieux tableau de Michel-Ange. Il vaudrait à mes yeux plus de valeur que le monde n'aurait jamais. Tu ignores tout de la vie d'un petit orphelin. Imagine-toi à ma place. Toi qui as grandi dans une vraie famille entourée de tes vrais frères et sœurs, ta mère et ton père. Je n'ai rien eu de tout ça moi, rien. Pas même toi. Je t'aime. J'ai appris à canaliser cet amour pour qu'il ne me fasse pas mal. J'ai appris à te pardonner. A accepter la vie telle qu'elle est. J'ai appris à être reconnaissant. Des jours je pleure. Des jours je ris. Parfois j'aime la vie, parfois je me dis que la mort n'est peut-être pas si hiddeuse. Au final, j'ai fini par accepter que ce qui est fait est fait et que je dois faire avec. L'amour est un mystère qu'on ne cherche pas à comprendre au même titre que Dieu. Maman, sais tu que ce mot à l'origine si doux et si tendre à prononcer me racle la gorge ? Le seul mot qui aie un sens dans ma bouche est papa. Non pas papa comme père biologique, mais papa comme grand-père. Depuis que je suis né la seule personne qui a toujours été là, qui m'a montré et enseigné l'amour et la vie c'était grand-père. A défaut d'une mère j'ai eu un papa merveilleux. Et ce papa était notre père à tous les deux. Par rapport à toi il a vécu longtemps. D'une manière ou d'une autre j'ai eu le temps de lui témoigner mon amour. Lui qui m'a tout donné. Lui qui a joué ton rôle à la perfection avant et après ton départ. Lui qui ne m'a jamais dit je t'aime mais nous savions tous deux que le dire serait un pléonasme. Maman, sais-tu que pendant longtemps, dans la famille j'ai toujours été le seul orphelin (de père et de mère) ? Même tes sœurs et frères avaient encore papa. Du coup, j'étais la plupart du temps seul dans mon monde. Tu n'as eu ni le temps ni la volonté (j'aimerais bien me tromper sur ce point) de connaître ton fils mais, je te le dis maintenant, la solitude ne me dérange pas, au contraire. Ce qui me tue c'est que tout cela semble avoir un lien avec toi. Papa est mort, il y a moins d'un an. Après toi, c'est la première personne de la famille qui nous a quitté. Il a vécu près de trois fois ton âge. De toute sa fratrie il était le dernier a quitté ce monde. C'était un homme béni. Mais, je n'ai pas pu assister à ses funérailles. Le pays que tu as connu a bien changé. Si tu es en enfer sache que je le suis aussi dans ce Port-au-Prince cimetière-ambulant. J'ai le cœur en lambeau de n'avoir pas pu être avec lui pour ce dernier voyage. Je suis sûr qu'il est mieux là où il est. Maintenant que je suis à la dernière ligne droite de cette lettre je voudrais un moment me courber, en génuflexion pour te dire combien je regrette cette vie que tu m'as donné. Veuille me pardonner cet offense à toi et au créateur de l'univers. Je ne vous ai rien demandé. Le pire, sans toi... Dans quelques années encore j'aurai le même âge que toi. L'âge depuis lequel on a cessé de compter tes anniversaires. Tu as eu deux enfants. Je suis certain que si tu avais pu prévoir ta fin aussi tôt tu ne nous aurais pas donné cette chance. Je ne t'aurais pas juger. L'amour d'une mère dépasse tout. Peut-être qu'avec moi le destin se répétera, qui sait. Peut-être que je partirai jeune comme toi. Je sais que toi tu as regretté ta mort mais moi je partirais heureux, sans regret ni remord. Tu dois te demander pourquoi, après tant d'années je t'écris une lettre pareille ? Tu es partie sans rien dire à personne. Tu es partie avec tout tes secrets, avec tes opinions sur la vie et la mort, avec tes rêves pour tes enfants, avec l'amour que tu leur portais. J'ai voulu faire autrement. Rassure-toi, ceci n'est pas une lettre d'adieu. Mais si je dois partir tôt je voudrais que tu saches que j'ai su des choses de ta vie grâce à tes sœurs (mes tantes), elle n'était pas parfaite mais je suis fière de toi malgré tout. Je voudrais que tu saches que tout comme toi j'ai fait des erreurs. Tout comme toi ma vie est un fiasco. Je voudrais surtout que tu saches que je regrette cette vie que tu m'as donné mais qu'en dépit de cela je ne peux que t'aimer. Je t'aime dans chaque échec qui m'arrache une partie de moi. Je t'aime dans chaque douleur, dans chaque larme. Je t'aime dans la mort d'une mère. Toutes les mères sont toi. Toutes les femmes sont toi. Je t'aime dans un enfant abandonné. Je t'aime dans les larmes d'une mère pleurant son enfant assassiné. Je t'aime dans la noirceur d'un demain macabre. Je t'aime dans une fleur où butine un oiseau. Je t'aime dans la beauté d'une femme noire, ronde. Je t'aime dans un sourire, des dents blanches, dans une brèche. Je t'aime dans une victoire emportée. Dans un livre achevé. Dans un livre publié. Je t'aime dans un je t'aime réciproque. Je t'aime dans une copine. Elle peut savoir combien tu me manques... Il me suffit de me perdre, d'être sans repère pour savoir que tu es partout. Oui, tu es partout, et pour cela, il a fallu que tu partes à jamais. Il est impossible d'être omniprésent avec la vulnérabilité de cet enveloppe humain. Comme je te l'ai dit, tu es plus vivante que je ne le suis. Depuis que j'ai su ce que c'était une mère, je t'ai ressuscité et du coup tu vis à travers moi plus que moi je ne vis en moi-même. J'ai troqué ma place contre la tienne. En vrai j'aimerais bien. J'aimerais bien être celui qui est au cimetière et toi celle qui vit pleinement ta vie et qui prend soin de sa fille. Tu as adoré la vie et moi je la déteste. Maman, je sais que tu liras cette lettre. Réponds-moi je t'en supplie. Tu trouveras un moyen. Avant la fin du mois de mai ma lettre te sera expédié dans l'eau de là. Mon anniversaire est pour bientôt, soit mi juin. Toi qui ne m'a jamais fait de cadeaux d'anniversaire fais en moi un, pour une fois. Je te laisse maman. Si tu me reponds, je t'écrirai une seconde lettre, et peut-être une troisième, une quatrième, une infinité... Ton unique garçon Le Conseiller

Concours

Merci pour tout, maman

Chère Maman, Pour tout, et depuis toujours, je voulais te remercier d'abord et davantage, mais quelque part tout au fond de la personne que, grâce à tes efforts que je suis sur le point de devenir, je sens que ces mots seront trop léger et mince. Au moment où tu lis cette lettre, je suis en train de chercher un mot aussi grosse et pesant que tous les efforts et l’amour qui sont en toi et qui fait de toi cette belle et grande femme que tu es. Je sais et je confirme, pendant toute une vingtaine d'années, tu cessais d’être toi-même afin que je sois moi. Je porte en moi cette immortelle gratitude. Pour nous, tu défies la vie d’une manière qu’aucune héroïne n’en saurait capable. En dépit de toutes les souffrances, les injures, et tous les stress que nous t’avons infligés, tu nous enseigne toujours la résilience. Tu n’es pas la définition d’une femme parfaite, mais tu es au sommet au beau milieu des Mamans prodiges. Je réalise à quel point ta patience et tes sacrifices ont façonné la personne que je suis aujourd'hui. Depuis mon enfance, tu as toujours été là, me guidant avec amour et sagesse. Tu as su m’encourager, me soutenir dans mes moments de doute, et me consoler quand les choses n’allaient pas. Ton amour inconditionnel m'a toujours donné la force de continuer. Je suis infiniment reconnaissant de t’avoir comme maman, et je souhaite que tu saches à quel point je t’aime et t’apprécie. Tu es non seulement ma mère, mais aussi un modèle, mon amie et ma confidente. Tes conseils avisés, ton soutien infaillible et ton amour inconditionnel m'ont aidé à traverser tant de moments difficiles et à célébrer tant de réussites. Je pense à tous les sacrifices que tu as faits pour moi, toutes les nuits où tu es restée éveillée pour t'assurer que j'étais en sécurité et heureux. Ton dévouement et ta générosité me touchent profondément. Aujourd'hui, je veux simplement te dire merci. Merci pour tout ce que tu as fait et continues de faire pour moi. Ta patience, ta tendresse et ta force m'inspirent chaque jour. Je suis tellement reconnaissant de t'avoir dans ma vie. Je me rappelle encore de tous les moments que nous avons partagés ensemble, des petites choses du quotidien aux grandes étapes de ma vie. Chaque souvenir est précieux, et je chéris particulièrement les moments où tu étais là pour me réconforter et me guider. Ton courage face aux défis et ta capacité à toujours voir le côté positif des choses m'inspirent à être une meilleure personne chaque jour. Je suis reconnaissant et je veux que tu saches combien je t'aime et combien tu es importante pour moi. Même si je ne le dis pas souvent, je pense à toi et je t'apprécie énormément. Ta présence dans ma vie est un cadeau inestimable, et je suis fier d'être ton fils. Tu m'as appris tellement de choses, pas seulement par tes paroles, mais surtout par ton exemple. Je me souviens des nuits où tu veillais sur moi quand j'étais malade, et de toutes les petites attentions que tu as pour moi au quotidien. Ton dévouement et ton amour inconditionnel m'ont montré ce que signifie vraiment aimer quelqu'un. Ton courage, ta patience et ta générosité sont des qualités que j'admire profondément. Grâce à toi, j'ai appris à être une meilleure personne et à voir le monde avec bienveillance et compréhension. Tu as toujours fait passer les besoins de notre famille avant les tiens, et tu as affronté les défis avec une grâce et une détermination incroyables. Ta capacité à voir le bon côté des choses et à garder espoir dans les moments difficiles est quelque chose que j'admire profondément. Merci d’avoir été à mes côtés pour me voir évoluer, m’avoir soutenu dans mes échecs et m’avoir fait grandir à travers tout ça. Tu as été une personne d’exception, même si je me suis souvent dit que tu avais tort : je me reprends maintenant et je peux affirmer qu’une maman a souvent raison. Je souhaite que tu saches que tu as joué ce rôle à la perfection. J’ai appris, j’ai évolué, j’ai constaté et maintenant je peux m’assoir et dire que je suis prêt à prendre la relève, à avoir la chance d’élever un enfant moi aussi, lui transmettre ce que tu m’as transmis, lui apprendre ce que tu m’as appris et partager ses peines et ses joies. Tu vas toujours rester la personne la plus importante au monde pour moi et je te remercierai jamais assez pour tout ce que t’as pu faire pour moi : et pour tout ce que tu continues de faire encore et encore. Une maman reste à jamais une maman, et bien sache que je suis fier de t’avoir comme maman : de te pointer du doigt et dire : « Elle c’est ma mère ». Merci pour ton temps, ta présence, toutes les leçons de vie et les belles valeurs que tu m’as transmises. Merci d’avoir été la femme que tu es, le meilleur de toi-même à tous les niveaux. Tu peux maintenant t’assoir et réaliser le beau travail que tu as fait et j’espère que tu es fière de ce que tu as fait. Chaque enfant est différent et j’ai dû être un « pas pire » cas. Je sais que j’ai eu de la chance de t’avoir, même si mon air bête occasionnel, mes petites sautes d’humeur lorsque j’étais plus jeune, les prises de bec lorsque je n’étais encore qu’un gamin. Malgré toutes ces petites embuches qui ne te le montrent pas toujours à quel point je t’aime, maman je te le dit MERCI d’être ce que tu es! Avec le temps, je peux enfin dire: Élever des enfants, ce n’est pas une chose facile et ce n’est pas comme un livre de recettes qu’on peut suivre à la lettre. Tu as été parfaite à chaque moment important de ma vie : ma collation des grades, mes nombreuses compétitions, Tu es présente plus que jamais. Et je peux quand même dire que: ma vie est un continuel tourment d’anecdotes. Je n’ai certainement pas été le fils le plus calme assis sur ses deux fesses sur le divan. J’en ai brassé du vent, j’en ai généré du stress dans ton petit cœur de maman et je vais continuer à en remuer de la poussière. Tu as donné ce que tu pensais être le meilleur pour moi et c’est ça le rôle d’une maman : se donner corps et âme pour élever ces enfants avec tous les moyens et outils à ta disposition. Et c’est ce que tu as réalisé. Tu as joué le rôle de maman, de nounou. Des heures, tu en as passé, sur les devoirs, les bains, toutes les corvées : tu as été présente à chaque petit instant malgré la surcharge de travail. Tu t’es toujours assurée qu’on ne manque de rien et je veux que tu saches qu’on a jamais manqué de rien et surtout pas d’amour. Tu as été froide, peut-être dure pour qu’on apprenne que la vie n’était pas faite que de coton et de petits nuages roses. Tu es une femme de caractère, Je voulais que mes fille soient un peu comme toi, et totalement l’inverse à la fois. J’avais peur d’avoir des enfants et d’être aussi autoritaire, mais je suis devenu stricte, discipliné et j’adore la personne que je suis devenu et c’est grâce à toi. Je sais que tu t’es toujours mise beaucoup de pression pour être là, pour toujours être à la hauteur, d’être la plus forte, d’être la femme qui ne pleure jamais, d’être la maman parfaite. Tu t’es mise une charge importante sur les épaules pour que je ne ressente pas ce sentiment d’abandon, ce sentiment de manque qui pesait lourd... Une mère ça sait tout, ça comprend tout, ça sent tout… Merci pour tout, maman. Pour ton amour, ton soutien, et pour être toi. Sache que je suis toujours là pour toi, comme tu l'as toujours été pour moi. Avec tout mon amour. Cleevens DORCÉ.